Farid Bamouhammad : une figure emblématique
 
   
Farid BAMOUHAMMAD et le "SENS"
Farid le Fou ... d’Amour
Premier contact avec la prison
Deuxième contact avec la prison
Farid à Jamioulx
Farid Bamouhammad : 4ème rencontre (Jamioulx)
5ème visite à Farid
"Le ciel t’accompagne !"
Interruption de la médiatisation ici
Inspiré de l’interview par Malika ATTAR
Pourquoi ma relation avec Farid Bamouhammad ?
Transfert de Farid B. à la prison de Marche-en-Famenne
Farid BAMOUHAMMAD demande l’euthanasie
La grève de la faim de Farid au Centre médico-chirurgical de la prison de St-Gilles se poursuit !
Libéré provisoirement, Farid BAMOUHAMMAD est hospitalisé
Dernier "Devoir d’enquête" à la RTBF-TV 1
Une lettre de Farid B. depuis la prison de Nivelles
Les acquis par Farid
Lettre de remerciements
Message laissé sur mon Facebook suite au décès de Farid
     
   
   
 
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      Message laissé sur mon Facebook suite au décès de Farid
    Petite mise au point journalistique

On pourrait dire de tout être humain, qu’il est le plus merveilleux lorsqu’une personne daigne le(ou la) contempler avec les yeux de l’amour.

Mon ami (je confirme : mon ami) Farid Bamouhamad vient de décéder. C’est l’occasion pour certains journalistes de raconter sa vie telle qu’ils l’ont comprise, très superficiellement et avec des erreurs, comme le fait qu’il aurait eu deux enfants. Il n’a eu qu’une fille !

Le souvenir que je garde de cet homme que j’ai suivi de prison en prison depuis Nivelles en juillet 2010 est celui d’un être humain en souffrance et en état permanent de survie. D’où cela vient-il ?

Quand il était un enfant placé en home, parce que son père était alcoolique et violent, il a déjà dû se battre contre des "éducateurs" "qui voulaient son petit cul" (ce sont ses termes) . Il brisait une fenêtre et s’armait d’une morceau de verre pour se défendre ! Il fuguait pour voir sa mère que son père interdisait de voir. Résultat : premières mises au "cachot" !

Ado, ses copains l’appelaient "Farid le fou" à cause de sa formidable énergie.

A 17 ans, il est enfermé pendant cinq ans en IPPJ pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Dès lors, tout était écrit ! De tout cela vient sa conviction qu’il n’y a pas de justice. Il est devenu un justicier, prenant la défense des personnes âgées, des jeunes raquettés... au point que dans une cour de prison, les gardiens pouvaient faire confiance à la "justice" de Farid !...

J’ai toujours su qu’au fond de lui, Farid avait un grand coeur. Il n’était pas un bandit. Derrière chacun de ses délits, il faut se poser la question du "pourquoi" : c’était toujours sa manière forte et délictuelle mais par amour.

Quel gâchis ! Quand je pense aux efforts déployés parfois pour sauver un seul homme !

Et s’il est une "figure emblématique", tant d’autres inconnus subissent un sort similaire.

Comme l’a dit Farid lui-même : "j’aurais plutôt dû être soigné".

Il a écrit un livre : "Farid le fou d’amour".

Grâce à Farid, je me suis informée sur le régime carcéral. En Belgique en particulier. Tout ce que j’ai pu rassembler se trouve sur ce site.

J’ai toujours pris aussi la défense des gardiens qui pour la plupart n’ont pas une formation suffisante, font ce qu’ils peuvent, parfois la peur au ventre.