Applications
 
   
Dimension politique
Déclaration universelle des droits de l’homme
Rencontre des AA
Projet "Dépressifs anonymes"
Développement Durable et besoins vitaux
Empreinte écologique et besoins vitaux
Calcul du minimum vital
Là où le bonheur est un indicateur
Sur "L’argent fait-il le bonheur des enfants ?"
Foot et besoins vitaux
Terroristes et besoins vitaux
Accueillir des réfugiés chez soi
     
   
   
 
    Rubriques
 
   
Prisons
Personnes âgées
L’école
Education
Simplicité volontaire
     
   
   
 
    Retour vers...
 
   
Les besoins vitaux
     
   

 
      Rencontre des AA
   

Le 2 février 2007, fête de la lumière, je participais à une réunion "ouverte" des Alcooliques Anonymes (AA).

Je suis arrivée juste avant le début. Tout le monde est assis autour d’une immense table. Chaque nouvel arrivant fait le tour et embrasse chacun et chacune en lui disant son prénom. (On ne se connaît que par son prénom ou le prénom qu’on se donne.)

La réunion commence et se termine par une prière debout :

Mon Dieu (vous mettez ce que vous voulez derrière ce "Mon Dieu" commente Pascale, l’animatrice du jour), donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. (Prière traditionnellement attribuée à Reinhold Niebuhr, théologien protestant nord-américain - 1892-1971)

Ensuite, tour de table. Pascale salue chacun, chacune en lui disant : "Bonsoir ... (le prénom), comment vas-tu ?". "Bonsoir Pascale, je m’appelle ... et je suis alcoolique. Pour le moment ça va, pas de problème avec l’alcool. Merci Pascale." Et ainsi de suite... Parfois, la réponse est plus longue, exprime des difficultés...

Ensuite, un break. Sur la table, des boissons non alcoolisées, des biscuits. (Je me suis posée la question : pourquoi pas de l’eau aussi ? Seule l’eau étanche vraiment la soif.) Il y a aussi un chapeau pour la participation aux frais (on ne peut rien y mettre la première fois.)

On reprend par des témoignages. Celui de Christian. Celui de Monique. Je les ai écoutés passionnément. Ils s’expriment avec simplicité, sincérité, humour.

Ils disent leurs difficultés, en particulier pour gérer leurs émotions, la colère par exemple, et leurs réussites, leur bonheur d’aujourd’hui d’être là. Ils ne cherchent pas à comprendre les causes de cette maladie qu’est l’alcoolisme.

Ce qui importe, c’est aujourd’hui, le moment présent. "J’ai appris à me faire plaisir, dit Monique, à pouvoir dire non. Ce n’est pas pour cela que je suis égoïste. Je donne quand je sais et quand je suis bien." "Il faut pouvoir reconnaître qu’on a besoin d’aide" dit Christian.

Combien ils sont reconnaissants au groupe pour son écoute, son soutien, son acceptation de chacun et chacune tel(le) qu’il(elle) est sans aucun jugement.

"Le programme convient pour les dépressifs et les alcooliques", dit encore Monique.

Christian insiste sur l’aspect spirituel, la "Puissance supérieure" bonne pour nous. Il dit que sans cela, cela ne pourrait pas marcher. Les scientifiques disent : "Mais qu’est-ce que c’est que ça ? et pourtant ça marche !".

Il insiste aussi sur la nécessité de vivre le moment présent. "Présent, cela signifie cadeau". Le passé : il est révolu. Le futur, on n’en sait rien. Seul le présent compte. Il est la vie. Merci Pascale, Christian, Monique et les autres.