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      Mon histoire
   

Dans mon histoire, je serai attentive à ne pas "dévoiler" d’autres personnes que moi-même. Donner le témoignage de ma vie me paraît tout à fait essentiel pour être crédible, en relation avec les besoins vitaux dont je me suis occupée depuis bien avant la naissance de Frédéric (1972).

C’est vrai que raconter mon histoire, mes amours, mes engagements pourrait être considéré comme dévoiler ma vie intime, mais si cela peut aider ne fût-ce qu’une seule personne, j’en serai heureuse. Je suis consciente de m’exposer au jugement d’autrui. Non seulement, il ne me fait pas peur, mais je pourrais grâce à lui encore "grandir" dans mon humanité.

Je suis née à Potters-Bar, dans le faubourg de Londres le 23 mars 1943, en pleine guerre, fille aînée de parents catholiques, mère institutrice, père étudiant en pharmacie (je suis l’aînée de 7 enfants).

Mes parents sont rentrés en Belgique en 1945 après la naissance de ma première soeur. J’avais deux ans-et-demi. Je reviendrai à l’occasion à ces premières années de ma vie.

Je me souviens de ma première communion à Monceau-sur-Sambre. J’ai été très impressionnée que Jésus, fils de Dieu, veuille descendre dans mon coeur. A cet âge précoce, 6 ans sans doute, je savais déjà que Jésus nous enseignait l’Amour et que si nous voulions lui faire plaisir, lui que j’aimais tant, je devais montrer de l’Amour autour de moi.

Au fur et mesure que je grandissais, je continuais d’être très pieuse. Chaque soir, je faisais mon "examen de conscience" me demandant où j’avais manqué d’amour aujourd’hui. Je demandais pardon pour ces manques et je priais pour aimer de mieux en mieux, m’oublier de plus en plus afin que l’Amour prenne toute sa place en moi.

J’ai beaucoup appris ainsi en amour. Jusqu’au jour où adolescente, j’ai commencé à ressentir une nostalgie, une tristesse incommensurable. Je ne savais pas que j’avais appris à m’oublier. Je ne savais pas que j’avais des besoins vitaux que je devais identifier et satisfaire. C’était un puits de tristesse dans lequel je m’enfonçais de plus en plus. Je devenais physiquement grise, sans élégance, sans joie, morne, cafardeuse. Croyant bien faire pour me protéger, mes parents m’interdisaient la radio, la lecture des journaux, cultiver les amitiés qui ne correspondaient pas tout à fait à leurs critères de culture, d’éducation... Je devenais hargneuse surtout vis-à-vis de ma mère.

A 18 ans, j’ai gagné un concours de rédaction sur le thème de l’amour dont le prix était un séjour dans un couvent en Angleterre. Nous étions trois jeunes filles et nous avons projeté d’aller visiter la vieille ville de St-Albans.

Dans le parc où nous nous promenions au bord des étangs sur lesquels glissaient des cygnes, trois asiatiques se promenaient aussi. L’un d’eux m’attirait particulièrement. Il avait 20 ans et faisait des études d’infirmier psychiâtre à l’hôpital de St-Albans. Il était beau. Nous avons échangé nos adresses et nous nous sommes promis de faire plus ample connaissance par courrier.

Non seulement ce projet se réalisa mais nous nous sommes revus et fiancés. J’avais choisi de quitter ma famille pour le suivre à Singapour en Malaisie. J’ai découvert le milieu chinois en Belgique, commencé à connaître cette culture obnubilée par les règles du savoir vivre.

Nous nous voyions peu, soit en Angleterre, soit à Gerpinnes où j’habitais. Etre fiancée à un Chinois étonnait, c’était le moins qu’on puisse dire. Je l’avais idéalisé. Il ne pouvait qu’être parfait et mon amour pour lui, je le voulais parfait. Cela signifiait pour moi à l’époque : totalement donnée, sauf physiquement, et en confiance.

Trois ans après cette rencontre, quelque chose s’est passé, une déflagration intérieure. La première de ma vie. La femme qu’il a épousée à mon insu parce qu’elle attendait un enfant de lui a envoyé une photo de leur mariage en demandant à mes parents de rompre la relation.

J’avais un peu plus de vingt ans. J’étais monitrice dans les fraternités de Champagne en France quand ils sont venus. Papa n’a pu rien dire. Il pleurait. Je n’avais jamais vu mon père pleurer. C’est Maman qui m’a annoncé très doucement la chose. Ce n’était pas possible, pas possible. Je ne voulais pas les croire. Je me suis enfuie dans le dortoir. J’ai eu envie de me jeter par la fenêtre. Heureusement, je ne l’ai pas fait. Sinon, ce site n’aurait pas vu le jour.

Voilà le début de mon histoire amoureuse... Elle a été déterminante pour mon évolution, mon goût de vivre.

J’ai connu ma première dépression, cet abandon que je pensais le premier dans la foulée de cette adolescence si triste. Une telle souffrance. Mes parents m’ont conduite chez un médecin psychiâtre où je parlais de moi, de mes questions, où j’étais écoutée sans jugement. Il m’a aidée à guérir. Du moins, je croyais être guérie.

Je me souviens que j’ai pleuré de joie en apprenant que la Loi était au service de l’homme , non l’inverse.

Bien plus tard, je devais avoir entre presque 35 ans, j’ai compris que l’amour vrai était inconditionnel. Car si j’aime vraiment, j’ai envie que celui ou celle que j’aime soit heureux. Comment imaginer que je puisse exiger quoi que ce soit de la personne que j’aime ? Comment Dieu pourrait-il exiger quoi que ce soit de moi, sinon mon bien-être, mon bonheur total ? Je vous parlerai des circonstances de cette découverte dans l’article sur mes amours.

Chaque fois que j’ai été en souffrance, j’ai cherché le chemin pour en sortir, car c’est uniquement cela que Dieu me demande puisqu’il m’aime. Et c’est encore ainsi aujourd’hui. C’est ainsi qu’à 63 ans, je continue de grandir dans mon humanité.

Ma vision de l’amour liée à la liberté m’a conduite à des engagements dont mon père a dit : "Ton grand-père se retourne dans sa tombe !". Je vous en parlerai aussi dans l’article sur mes engagements.