Applications
 
   
Dimension politique
Déclaration universelle des droits de l’homme
Rencontre des AA
Projet "Dépressifs anonymes"
Développement Durable et besoins vitaux
Empreinte écologique et besoins vitaux
Calcul du minimum vital
Là où le bonheur est un indicateur
Sur "L’argent fait-il le bonheur des enfants ?"
Foot et besoins vitaux
Terroristes et besoins vitaux
Accueillir des réfugiés chez soi
     
   
   
 
    Rubriques
 
   
Prisons
Personnes âgées
L’école
Education
Simplicité volontaire
     
   
   
 
    Retour vers...
 
   
Les besoins vitaux
     
   

 
      Là où le bonheur est un indicateur
    "Lezoom" du Journal Le Soir du 17 mai 2010 p. 13
    Le Bhoutan a refusé la référence du PIB comme indicateur de richesse et a créé le BNB : Bonheur National Brut

Quatre lignes de force sous-tendent la politique bhoutanaise pour créer les conditions du bonheur pour chacun :
-  développement économique
-  préservation de la culture
-  environnement
-  bonne gouvernance.

Extrait de l’interview de Jigme THINLEY, Premier Ministre bhoutanais :

Le BNB ne promeut pas la pauvreté ni ne dit que les besoins et les désirs matériels doivent être rejetés. Il suggère que les besoins des hommes ne sont pas uniquement économiques et matériels. Il y a d’autres besoins de type psychologiques, spirituels et affectifs. Et un besoin ne doit pas dominer l’autre.

Jigme THINLEY aurait-il eu vent de la théorie de Marge REDDINGTON proposée sur ce site ?

Et plus loin :

... la croissance du PIB à tout prix conduit à de nombreux problèmes, dont la dégradation des ressources naturelles. Or nous ne pouvons pas exploiter nos richesses sans fin... D’où la notion d’équité intergénérationnelle dans notre déclaration de politique gouvernementale.

... On ne peut pas être heureux si l’entourage est malheureux. Le bonheur n’a jamais vraiment été abordé par les scientifiques du monde et le monde académique car il est considéré comme une idée utopique...

Le journal Le Soir a ouvert un "web documentaire" sur Le bonheur brut avec le soutien du Fonds pour le Journalisme.

Mon commentaire sur la présentation de Tim Jackson, professeur de développement durable, directeur du groupe de recherche “Lifestyles, Values and Environment” (RESOLVE) à l’université de Surrey (Grande-Bretagne) et rapporteur de la commission Développement durable du gouvernement britannique :

Plus près de nous, Christian Ansperger, e.a. professeur à l’UCL, un des animateurs du Forum sur la simplicité volontaire à Louvain-La-Neuve, le 27 février 2010 (en collaboration avec les Amis de la Terre,la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale et la Maison de l’Ecologie). Présentation de Ch. Ansperger : ; son blog :

Sur le blog du Soir (extrait) :

Retrouver le lien social : un des enjeux de notre société individualiste, selon de nombreux chercheurs, penseurs, militants,... Et un élément majeur à prendre en compte dans les indicateurs de richesse. Au Bhoutan, le lien social est très fort. Il remplace même dans une certaine mesure la sécurité sociale.

Mon commentaire :

En effet, le lien social tel qu’il existe au Bhoutan (pour des raisons de pauvreté excessive)a été détruit ici par notre système économique qui vise à faire consommer toujours plus en séparant : chacun sa maison, son frigo, son auto et si possible toujours plus... La “pression” sociale dont vous parlez est négative ici. Ecoutez les jeunes s’exprimer lors de l’Emission “Quand les jeunes s’en mêlent” de la RTBF 1 du 13 mars, se sentir obligés d’être à la mode, d’être “à la hauteur” (de look !), etc. au détriment de leur être profond. Heureusement, des efforts sont faits pour retisser le lien social, source de sécurité, de bonheur, de simplicité. Se pencher sur nos besoins vitaux, les identifier et les satisfaire adéquatement dans un équilibre, parmi lesquels le besoin vital d’intimité et celui du respect, pourrait remettre les pendules à l’heure ici comme au Bhoutan d’ailleurs ! http://www.pourlebonheur.be

D’un certain M. Vermeulen :

Nous savons que les indicateurs économiques pris isolément ont leurs limites. Le PNB (ou RN ou CN) nous indique la production de richesse produite sur une année pour une économie donnée (V.A)et nous pouvons ainsi d’une année à l’autre constater si il y a croissance ou pas voire décroissante.Le coefficient de Gini nous renseigne sur les écarts entre les plus nantis et les moins nantis, plus ce coefficient se rapproche de 0 et moins il y a d’inégalité et plus il se rapproche de 1 plus il y en a. L’IDH prend en compte d’autres facteurs tels que l’éducation, la santé, le taux de natalité, etc..Des indicateurs matériels existent aussi (taux d’équipement). Le pouvoir d’achat (PPA)peut également intervenir pour mesurer le niveau de bien être entre deux économies. Le BNB (bonheur national brut) serait un nouvel indicateur, qui conjugué aux autres, permettrait comme le font les précédents, d’affiner l’évaluation du bien être dans une économie et surtout d’identifier comment on gère pour le bien être d’une population les ressources d’un pays.

Avis de Philippe DEFEYT sur le coefficient de Gini :

Concerne : Evolution de l’inégalité mesurée à partir des statistiques fiscales : Commentaire critique de l’étude de l’INS

L’INS a publié sur son site, le 15 mars 2010, une étude intitulée : « Inégalité de revenu d’après le coefficient de Gini ». Son sous-titre : « Evolution de l’inégalité de revenu avant et après impôts en Belgique, d’après le coefficient de Gini sur base de données fiscales ».

Sur base de cette méthodologie, l’étude de l’INS conclut à une "inégalité de revenus de plus en plus forte en Belgique. En 10 ans, de 1997 à 2007, l’inégalité de revenus avant impôts aurait augmenté de 16% et de 22% pour l’inégalité après impôts. L’inégalité de revenus est la plus faible en Flandre et la plus forte dans la Région de Bruxelles-Capitale. C’est ce que montre le coefficient Gini, calculé sur base des revenus fiscaux."

Cependant, tout indique qu’une grande partie de l’augmentation du coefficient de Gini est expliquée par deux biais statistiques.

-  Le premier est un enrôlement plus massif, en particulier depuis les années 2000, de contribuables (à petits revenus) qui ne l’étaient pas jusqu’à alors.

-  Le second biais statistique découle de la "fragmentation" des ménages : plus de personnes isolées et plus de personnes qui remplissent une déclaration pour eux-mêmes uniquement.

Tout au plus peut-on penser que l’augmentation du coefficient de Gini résulte pour partie de la réduction tendancielle de la taille moyenne des ménages. Mais il ne s’agit pas ici d’une évolution de la distribution et/ou la redistribution des revenus mais bien d’une évolution socio-démographique.

Il vaut donc mieux ne pas tenir compte des résultats de l’étude de l’INS.

C’est dommage. Même si tous les revenus ne sont pas comptabilisés dans les statistiques fiscales, celles-ci constitueraient une bonne base pour mesurer certaines évolutions en matière d’inégalités.

Pour cela il faudrait évidemment corriger les biais statistiques et les erreurs méthodologiques, notamment en essayant de > travailler ces données travailleur par travailleur (pour les salariés et indépendants) et reconstituer les revenus non considérés (ou incomplètement) dans les déclarations pour mieux capter les inégalités en matière de revenus du travail ; > éliminer les doubles comptages, reconstituer les ménages et allouer correctement les UC si on veut mesurer les inégalités entre les ménages sur base des UC.

De manière idéale, les données fiscales devraient être mises en perspective avec les données sociales (ONSS, Banque Carrefour, etc.).

Ceci dit, l’analyse qui précède renvoie implicitement à deux questions essentielles : comment évaluer et faire évoluer la (re)distribution des revenus en tenant compte de la baisse tendancielle de la taille moyenne des ménages et du nombre croissant d’étudiants plus ou moins autonomes ?

Mais existe-t-il - dans notre pays - une réelle volonté politique pour améliorer la connaissance des inégalités et de leur évolution ?

Le lecteur intéressé trouvera plus d’informations et de développements dans le texte joint.

Philippe DEFEYT, Président du CPAS de Namur, administrateur et chercheur à l’Institut pour un Développement Durable, 40, rue Henri Lemaître - 5000 NAMUR - philippe.defeyt@skynet.be - e-mail CPAS : philippe.defeyt@cpasnamur.be - GSM : 0476/906.365 - Tél CPAS : 081/337.308 - Fax : 081/74.41.00