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Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d’un pôle à l’autre,
Je remercie les dieux,
Quoi qu’ils puissent être
Pour mon âme indomptable.
Prisonnier des circonstances,
Je n’ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune,
Je suis debout bien que blessé.
Au-delà de ce monde de colère et de pleurs,
Ne plane que l’Horreur de l’ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera sans peur.
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
Poème très connu dans les pays anglo-saxons. Nelson MANDELA a souvent récité ce poème pendant ses 27 années de détention.
Traduction d’après la VF de la série Les Frères Scott :
Invictus - Nelson Mandela
Dans la nuit qui m’environne,
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Je loue les dieux qui me donnent une âme
À la fois, noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu d’opprobre et de pleurs,
Je ne vois qu’horreur et ombres.
Les années s’annoncent sombres,
Mais je ne connaîtrai pas la peur.
Aussi étroit que soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme ;
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley ( 1849-1903 )
Texte original de 1931 :
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate :
I am the captain of my soul.
Ces versions se trouvent ici
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