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      Recommandations du Dr D., psychiâtre comportemental
   
    pour m’aider à guérir de la dépression (décembre 2004 - décembre 2008)

Le système immunitaire, qui permet de résister aux maladies, est moins efficace quand l’état psychique n’est pas bon. Ceci a été confirmé scientifiquement.

Il s’agit de vivre valablement (pas nécessairement "normalement) avec ce que j’ai reçu ou ce qui m’a manqué de mes parents. Le passé ne peut pas être réparé. Il faut faire l’état des lieux maintenant.

Il faut régler les problèmes avant d’espérer aller mieux.

En ce qui concerne les besoins vitaux, leur importance n’est pas la même pour tout le monde. Certaines personnes peuvent avoir trouvé un équilibre qu’il est dangereux de perturber. Il faut réévaluer, faire la différence entre une thérapie universelle et son application aux personnes. Il n’y a pas d’autoroute du bonheur.

Ne pas faire de généralisation : ce qui est bon, possible pour les uns ne l’est pas nécessairement pour les autres. Les humains fonctionnent tous différemment.

Le médicament - qui doit être adéquat - facilite le rétablissement, m’aide à remplir mon réservoir d’énergie pour que je puisse trouver la force de m’occuper de moi. On ne peut pas enlever un plâtre tant que l’os n’est pas solide. Si j’effectue suffisamment de changements comportementaux, il est envisageable de supprimer la béquille chimique.

AU SUJET DES RELATIONS AVEC AUTRUI

Toute qualité poussée à l’extrême devient un défaut. Seule compte la qualité de la vie.

L’exception souffre de la différence. Les qualités de coeur sont rares. Mais personne n’est 100% mauvais. Essayer de voir les gens tels qu’ils sont et m’adapter. Il y a des défauts qui annihilent les qualités. Un seul défaut peut justifier la rupture d’une relation.

On peut rêver seul dans son petit coin. Mais avec les autres, il faut être affûté, ne pas rester au premier degré s’il est nécessaire de se protéger, d’acteur, devenir spectateur sans illusions.

En ce qui concerne les relations : sélectionner et créer un éventail. Une personne seule ne peut pas nous combler. Plusieurs personnes peuvent se compléter.

Attention aux fausses obligations ! Casser la routine, les rituels, les automatismes. Me poser la question de ce qui m’ennuie. Est-ce indispensable ? Réévaluer. Jeter ou moduler. Vérifier si cela fait plaisir. Faire ce qui me fait plaisir augmente mon capital positif. Il y a toujours quelque chose qui perturbe ou qui a perturbé si je ne suis pas bien. Une réaction peut être très différée.

La force de l’habitude, les contraintes sociales : si on passe outre trop souvent, c’est l’embardée. Attention aux choix qui me font souffrir, peu importe la motivation. Réfléchir à mon intégrité d’abord.

Agir comme je le sens, comme je l’entends, être vraie. Peu importe les réactions. C’est leur problème. M’accorder le droit d’être détendue quand je reçois des amis. Casser les anciens automatismes qui me mettent sous pression. Comment ? Tout filtrer, tout revoir. Me poser la question de savoir si c’est cela qui me convient à l’heure actuelle.

Si je donne, c’est OK mais ne pas attendre de retour. Ne rien attendre des autres. Moins on attend, moins on est déçu. Limiter ses attentes au réel, à ce qui est possible. Celui qui n’attend rien n’est jamais déçu. Il est content de recevoir quelque chose qu’il n’attendait pas. C’est comme une cerise sur le gâteau.

Faire barrage aux demandes d’aide financière en étant réaliste. Si je ne sais pas nager, je ne vais pas me jeter à l’eau pour sauver celui qui se noit. Cela fera deux noyés.

Ma souffrance ne va pas améliorer leur bien-être. L’amour n’est pas omnipotent ! Il faut accepter de ne pas pouvoir tout faire, accepter mon impuissance, accepter mes limites et m’adapter, adapter mon attitude, mon langage. Je ne suis plus ce que j’ai été. Accepter que je change, que j’évolue. Réévaluer. Le reconnaître et l’accepter est une question de survie.

On ne fait pas le bonheur des autres contre leur volonté. Chacun fait sa vie. "Vivre et laisser vivre." Ne pas me sentir obligée de me gérer et de gérer les autres en même temps. Pour pouvoir s’occuper des autres, il faut d’abord soi-même être bien et avoir de la réserve.

Pour changer : il faut : 1) vouloir changer 2) pouvoir changer (souplesse, adaptation). Si je sens sa résistance, laisser tomber car sinon je risque de renforcer cette résistance. Accepter l’autre tel qu’il est.

Arriver à garder ma distance, à ne pas intervenir dans ce qui n’est pas essentiel : je ne suis pas une éponge.

Attention à ne pas vibrer sur tout. Sélectionner. Sinon, lorsque quelque chose est réellement grave, quelle sera ma réation ? Je dois faire passer beaucoup de choses par un filtre cérébral en me posant la question de savoir si cela m’est ou non utile. Attention à la surinformation !

C’est positif de défendre ce qui me tient à coeur. Mais je dois gérer ma façon de m’exprimer ; diminuer le contexte émotionnel, travailler l’émotivité, préparer le discours. Au moment de la communication, il faut gérer calmement, ne pas perdre de vue l’objectif.

J’ai le droit d’avoir mon avis. Vérifier si je souffre ou non. Si une personne essaye de m’imposer sa version et de me culpabiliser, elle est partisane d’un monologue. Il faut prendre distance d’une telle personne.

Il est normal de réagir du moment que cela ne soit pas trop intense et que cela ne dure pas trop longtemps. Ne pas dramatiser.

Garder ma réceptivité émotionnelle pour les gens que j’aime, les proches, là où je suis efficace.

Accepter les conséquences de mon tempérament, rester moi-même mais en vérifier les conséquences.

Quand on ne connaît pas la personne, c’est normal qu’il y ait un flottement. Les stages sont techniques et non affectifs. Les "maîtres" ne sont pas là pour ça. C’est normal qu’ils se mettent sur la défensive.

Pour communiquer plus facilement : indiquer à mon interlocuteur dans quelle "chaîne" (comme à la TV) je suis. Si j’émets un message en FM et que mon interlocuteur est réglé sur les grandes ondes, il ne comprendra rien. Si j’émets en FM, regarder la réaction de l’autre. On peut imaginer qu’il préfère les grandes ondes aux FM.

Demander pardon doit correspondre à la question de savoir si j’ai volontairement voulu faire du mal. Pourquoi me sentir coupable si je n’ai rien fait qui mérite que je me sente coupable, s’il n’y a pas d’intention de faire quelque chose de négatif.

Dans le cas du renouvellement d’une relation : ne pas s’emballer prématurément pour ne pas risquer l’atterrissage brutal.

Sur le plan social, mondial, des catastrophes, etc., me protéger, doser l’énergie que je mobilise en fonction de son utilité, de son efficacité.

Je ne dois pas combler les manquements des autres, y compris financiers. L’égoïsme, c’est quand on est capable de le faire et qu’on ne le fait pas.

AU SUJET DE LA RELATION AVEC MOI-MEME

Bien m’aimer pour être motivée : cela ne fonctionne pas. D’abord bien fonctionner et je serai contente de moi. Mieux s’aimer soi-même est une conséquence de mon fonctionnement. Pour avoir envie de me faire du bien, je dois réaliser des choses positives pour moi et ainsi augmenter l’estime de moi. L’amour de soi est conditionnel (différent de aimer l’autre). Pour obtenir mon auto-satisfaction, ne pas mettre la barre trop haut. Noter ce qui est bon.

La boulimie : il faut s’entraîner à résister pour créer un automatisme. Il y a des zones dans le cerveau qui ne communiquent pas entre elles. Me motiver positivement en imaginant une nouvelle attitude.

Si la sexualité ne fonctionne pas bien, c’est le signe que la dépression n’est pas terminée.

S’il m’est difficile de savoir si j’ai vraiment envie de faire quelque chose, l’inconscient se manifeste et je dois en tenir compte. Ne pas forcer. Etre à l’écoute des signaux. Il allume des clignotants oranges : il ne faut pas les négliger. Feu rouge : Il faut s’arrêter. Sinon le plaisir est gâché par les éléments négatifs.

Idem en ce qui concerne le stress. La qualité de vie, c’est l’inconscient qui l’assure. Ne pas chercher à comprendre pourquoi. Le ressenti n’est pas à discuter, même pas avec soi-même. On peut essayer de le décoder si cela débouche sur une solution.

Ce qui vient de l’affectif, de l’émotionnel ne doit pas être "pensé". Tout ne doit pas être analysé. Exemples : voir un tableau, écouter la musique.

Me poser la question de savoir si je me sens bien ou non. C’est la sphère émotionnelle qui doit être satisfaite que j’aie raison ou non (c’est personnel).

Rechercher l’autonomie, ne jamais dépendre du dehors, ne pas créer de lien de dépendance. Ne pas attendre d’être reconnue par les autres. Ne pas attendre que cela vienne de l’extérieur. Il faut scier cette branche ! Etre fière de moi-même, cela suffit.

1ère raison du bénévolat : se faire plaisir. Pas d’intention mauvaise alors pourquoi me culpabiliser de m’être mal aimée ? Je ne suis pas une gestionnaire. On ne peut pas être bon(ne) en tout. Il faut déléguer, renoncer à ce qui ne me convient pas. Il s’ensuit un double plaisir : celui qui fait à ma place et moi qui ne le fait pas.

M’arrêter à ce que je peux contrôler.

Si je révèle publiquement des choses qui ne vont pas, je dois en accepter les conséquences.

Ne pas tout le temps tout dire à tout le monde ! JE SUIS SEULE sauf rares exceptions.

AU SUJET DE LA GESTION DE L’ENERGIE

Nous avons un capital d’énergie à gérer : doser mes énergies, rechercher le bon dosage ! La dépression fait que j’ai peu d’énergie disponible. Savoir de quelle énergie je dispose et ce que je peux faire avec cette énergie. Me poser la question de savoir si cette dépense d’énergie est nécessaire, utile, rentable pour moi, efficace, recentrer mes cibles, mes objectifs. Etre économe de mon énergie. Tout ce qu’on peut automatiser permet d’économiser l’énergie. Garder du capital d’énergie en réserve. Le bon dosage s’acquiert peu à peu. Il n’y a pas de règle universelle.

Il est normal qu’à mon âge, je sois plus vite fatiguée. La vieillesse n’est pas une maladie. Faire les choses à mon aise. Ne pas me presser. Ma santé est prioritaire.

L’énergie est un capital commun à toute la personne. On ne crée pas l’énergie. On la transfère. Si j’utilise mon énergie physiquement, il est possible que je n’en aie pas sur le plan intellectuel. Si je suis plus forte, c’est parce que je gaspille moins d’énergie. Si je suis fatiguée mentalement, cela indique un déséquilibre. Il faut me reposer et rechercher la cause. Veiller à moins me fatiguer physiquement.

Comment fixer les priorités ? Planifier, hiérarchiser, trier, renoncer. Décider, structurer, dominer la situation au lieu de me laisser dominer par elle. Pas d’excès ! Equilibre ! Comparer les satisfactions. Choisir ce qui apporte le plus de satisfaction. Vérifier si mon plaisir est plus grand que les contraintes. Et ceci est évolutif. Il faut réévaluer tout le temps. Ne pas se laisser coincer par des options anciennes.

Adopter avec la raison certains secteurs ; avec l’affectivité, certains autres.

Si je note ce que j’ai à faire, il me sera difficile de laisser faire le tri par mon insconscient. Si j’ai un projet et que je ne le fais pas parce que je ne l’ai pas noté, c’est que mon inconscient l’a décidé ainsi.

Structure : le bon dosage, ni trop rigide, ni trop mou. Au fur et à mesure de mes forces. Me l’imposer, afficher des pense-bêtes. Je suis dans une période de transition qui exige un effort, celui de bien utiliser mon énergie.

Gestion du temps : prévoir largement de manière à ne pas être stressée. Exemple : prévoir un tiers de temps en plus pour être à l’heure quelque part.

Un thérapeute comportemental part du principe que les gens assimilent des comportements. Les problèmes psychologiques, comme une phobie, peuvent, à cet égard, être désappris. Le thérapeute essaiera d’y parvenir en encourageant la personne à regarder ou à approcher une situation d’une manière différente, de sorte qu’elle puisse mieux vivre avec le problème. Extrait d’un article sur le "Décryptage du terme "psy" publié par Euromut.