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      Le pouvoir d’achat a-t-il augmenté ou diminué ?
    jeudi 6 décembre 2018

Philippe Defeyt, économiste, publie une étude sur le site de l’Institut pour un Développement Durable : Comment ont évolué les prix entre 1998 et 2018 ?

Les plaintes de gilets jaunes relancent, une fois de plus, la même question : le pouvoir d’achat a-t-il augmenté ou diminué ? Et les réponses, mêmes nuancées, suscitent toujours le même scepticisme.

Scepticisme quand les calculs aboutissent à montrer que, sur une longue période, le pouvoir d’achat moyen a augmenté. Scepticisme encore alors que les évolutions récentes confirment que le pouvoir d’achat moyen remonte au cours des dernières années (après un recul significatif attribuable à la « crise »).

Dans la foulée d’exercices antérieurs de même nature, cette Brève de l’IDD s’intéresse cette fois-ci à l’évolution des prix entre 1998 et 2018, période pour laquelle on dispose d’environ 130 indices de prix, tantôt pour des produits spécifiques (ex : le pain, les livres, le gaz...), tantôt pour des gammes de produits (ex : articles d’habillement, services culturels...).

Globalement on constate une augmentation – sur la longue durée – du pouvoir d’achat puisque la moyenne des prix augmente moins vite que le revenu disponible, quelle que soit l’indicateur retenu (revenu moyen, revenu moyen sans certains revenus de la propriété ou revenu d’intégration).

Deux catégories de consommations, à savoir ce qui concerne le logement et les boissons alcoolisées et tabac, voient leur prix augmenter plus vite que le revenu disponible moyen. Ceci explique que le logement est devenu un enjeu social majeur.

On constate aussi une très faible progression des prix de l’habillement, des meubles et appareils ménagers, de la santé et des loisirs et de la culture.

Quatre commentaires :
- 1.Les prix de l’eau (X 2), de l’électricité (X 2), du mazout de chauffage (X 3) évoluent nettement plus vite que la moyenne des prix ; ces augmentations pèsent plus fort sur les petits revenus puisque la part de leur budget qu’ils consacrent à ces consommations est plus élevée que celle des autres consommateurs.
- 2.Les biens dont les prix ont augmenté très peu, voire diminué, sont des produits consommés moins fréquemment ; il est donc plus difficile pour les consommateurs dont la mémoire est plutôt courte de s’en rendre compte.
- 3.Malgré les augmentations d’accises, les prix des boissons alcoolisées ont augmenté à peine plus vite que l’indice général.
- 4.Si, au cours de la période considérée, les carburants pour voiture ont doublé de prix, on constatera que, au total, les dépenses d’utilisation des voitures ont augmenté de 77% et les prix des voitures neuves de 27%.

Philippe Defeyt