| Le RéAJC asbl soutient la lettre ouverte pour « Raisons de Jeunes » de la Fédération des Maisons de Jeunes.
Il met l’accent en particulier sur la nécessité d’obtenir une société « jeunes admis », y compris sur le plan économique.
Il faut cesser de faire des jeunes les « boucs émissaires » d’une société malade de surconsommation et de frustrations.
Lorsque l’on parle de « prévention », nous insistons sur l’importance de l’écoute des jeunes, de l’information et de l’éducation aux besoins vitaux..., de la satisfaction adéquate des besoins. Cette information et cette éducation concernent aussi tous les membres de la communauté éducative (parents, enseignants, animateurs de jeunesse...).
Si les besoins (physiques, psychologiques, intellectuels, émotionnels et spirituels) sont tous d’égale importance, il s’agit aussi de savoir quels besoins vitaux sont urgents à satisfaire par et pour les jeunes.
La satisfaction des besoins d’être reconnu, soutenu, d’exister, par exemple, passe par la promotion de la créativité des jeunes, l’aide pour trouver et épanouir leurs talents, des outils et des espaces d’expression. Nous sommes convaincus que la valorisation des jeunes, qui favorise le besoin vital d’estime de soi, est le moyen de prévention par excellence.
Les jeunes consommateurs doivent aussi voir leurs autres droits reconnus et appliqués. Outre des moyens économiques suffisants, l’information et l’éducation, il y a la protection et l’assistance, la réparation des dommages, leur représentation et leur consultation.
L’éducation à la consommation doit être introduite de manière systématique dans les écoles. La Loi, qui interdit l’introduction de toute forme de publicité et de propagande dans les écoles au nom d’un soi-disant soutien pédagogique et/ou logistique, doit être appliquée.
Les organisations de jeunesse doivent être reconnues comme organisations de jeunes consommateurs et obtenir la possibilité financière de mettre sur pied des Clubs de jeunes consommateurs.
Pour augmenter, en les diversifiant, les sources financières des organisations de jeunesse, nous proposons la création d’un « fonds interministériel » auprès du Conseil de la Jeunesse.
Pour le RéAJC asbl :
Marthe-Marie ROCHET, présidente.
Annexe : Carte blanche publiée dans Le Soir du 2 mars 2001.
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