| Résumé sur le site de France 5 :
Les publicitaires ont aujourd’hui affaire à des interlocuteurs avertis et les réclames des Trente Glorieuses ne font plus recette.
En effet, il ne suffit plus désormais de dire qu’une lessive lave plus blanc que blanc pour convaincre les ménagères d’acheter leur baril. Le consommateur moderne a atteint l’âge adulte et se méfie des affiches, rengaines et autres manipulations publicitaires, lorsqu’il ne tourne pas en dérision les slogans.
Pour parvenir à leurs fins, les marques ont affiné leurs tactiques, quitte à masquer leur nature réelle et flirter avec la ligne rouge. Labels, produits de l’année, publicités sur Internet, quelles sont les nouvelles stratégies déployées par les professionnels de la réclame ?
Notre aperçu et nos éventuels commentaires adaptés pour la Belgique, sujet par sujet :
1. Les labels
Il s’agit de la France. Il n’y a que cinq ou six labels officiels. Tous les autres, près d’une cinquantaine, sont privés et n’ont dès lors aucune valeur crédible, ce qui entraîne beaucoup de confusion chez les consommateurs.
Voici pour la Belgique, sur le site du Réseau Eco-consommation :
L’émission a dénoncé le logo mensonger des supermarchés Leclerc : "Conso responsable". Par exemple : eau en bouteille plastique. Le but est de faire acheter. Si l’on prête un peu d’attention critique aux produits et à leurs étiquettes, on peut soi-même faire le meilleur choix indépendamment du logo.
Et celui d’Intermarché : "Pêche responsable" qui figure sur les barquettes de poisson est également un logo mensonger.
En fait, Intermarché possède ses propres chalutiers à Lorient sous le nom de SCAPECHE. Greenpeace a mené une action en mer contre les chalutiers de Scapêche : ils traînent au fond de la mer des filets aussi grands que des terrains de football, ce qui entraîne, on peut bien l’imaginer, la destruction du fond de la mer et le gaspillage de nombreuses ressources de poissons. Par exemple : Les poissons bon marché sont rejetés morts à la mer.
L’association BLOOM se bat dans le même sens que Greenpeace.
Ces ONG réclament l’interdiction de la pêche en eau profonde. Décision européenne attendue en 2014.
2. Elu de l’année
Le produit dit "Elu de l’année" est voté par 10.000 consommateurs sur base uniquement d’un "visuel". Ils répondent à un questionnaire sur des produits pré-sélectionnés. Les marques concernées ont grande chance de gagner. Les candidats doivent payer une grosse somme à l’organisateur et quand ils gagnent, ils doivent de nouveau payer.
Ce concept est exporté.
En ce qui concerne les produits cosmétiques, les "produits cultes des prix d’ excellence de la beauté de "Marie-Claire", ce sont des professionnels qui jugent. Mais comment les produits sont-ils sélectionnés ?
Selon une ancienne collaboratrice, ses critères étaient l’innovation et le coup de coeur ! Elle avait le droit de voter pour 10 produits.
Comment font les marques, comme Clarins, très soucieuses d’obtenir ce prix ? Elles invitent les journalistes qu’elle ne soudoient pas, mais elles leur donnent des cadeaux dont la valeur peut aller jusque 150 Euros ! Les lauréats sont toujours des annonceurs du magazine Marie-Claire.
3. Les avis des consommateurs sur la toile
La publicité y avance bien masquée ! Il n’y a aucune sécurité quant à la véracité des messages.
La répression des fraudes s’en occupe depuis 2010 mais les faussaires sont très difficiles à débusquer. Ils masquent les traces.
Idem sur les forum.
Par exemple : La société E-réputation fabrique de faux commentaires sur base payante bien entendu. Impossible pour les consommateurs de ne pas tomber dans le piège.
4. Lancer un buzz
iDBus porte un gâteau original (sous forme de bus avec une bougie) chez des bloggers qui ne sont pas obligés de déclarer leurs liens avec des marques. C’est la "communication aujourd’hui" disent-ils.
5. Le mensonge, nouvelle vertu marketing ?
Exemple : la blague Carambar
La marque de bonbons au caramel dit avoir monté un canular pour faire parler d’elle et revendique « la plus grande blague de l’année ».
6. Les marques sur Face Book : multiplient les faux messages et les faux likes. Il est possible d’acheter des fans avec de faux profils ! Ainsi, elles fabriquent l’illusion que la marque est plébiscitée. Cf Fred et Farid.
Comment réagir ?
Il existe une sorte de GPS à programmer sur smartphone pour les courses qui reprend les items santé, environnement, social et budget mis au point par Notéo. Noteo est une association indépendante, qui réunit des experts en nutrition, environnement, toxicologie, responsabilité sociale… Tous animés par le même objectif : donner les clés au plus grand nombre, pour améliorer la consommation et la production. Plus de 45.000 produits ont été juqu’ici analysés.
Bien entendu, et cela a déjà été dit plus haut, il faut apprendre à décrypter les étiquettes pour échapper aux fausses promesses des marques.
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