La RTBF et la publicité
 
   
De la publicité dans une émission pour enfants !
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Bla-Bla mis à mort... réactions... suite et perspectives...
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      Bla-Bla mis à mort... réactions... suite et perspectives...
    Communiqué par Consoloisirs le 30 octobre 2009

... la bataille pour le maintien de Bla-Bla (une équipe progressiste, des comédiens de chez nous qui bossent pour cette émission, des scénarii qui expliquent aux enfants, avec leurs mots, la réalité belge, etc.) ne fait que commencer.

Il est donc judicieux que des étudiants d’une école de communication Bruxelloise aient lancé sur facebook un groupe “Sauvons Bla-Bla”. Qui compte déjà une millier de membres. Rejoignez-les !

Deux questions dites “orales” ont été posées au Parlement sur le sort de Bla-Bla par les députées Caroline Cassart Mailleux (MR) et Véronique Salvi (CDH) à la Ministre Laaanan, ce 27 octobre.

Voir pages 6 à 8 du compte-rendu :

Il n’est pas inutile non plus de relire l’article intitulé “En un an, la RTBF a égaré le jeune public de Bla-Bla” :

Sur le mur facebook de Bernard HENNEBERT, ce 14 octobre :

Manque d’investigation ? Allégeance à la RTBF ? Ou "on n’y a pas pensé"... La presse unanime, ce jour, oublie de dire que si Bla-Bla allait retrouver un futur portail jeunesse sur internet... Là-bas, sur internet, existe le flou de la législation sur la pub, pas de "règle de 5 minutes " (interdiction de la pub , 5 minutes avant et après les émissions pour enfants) !

Dans la lettre “Consoloisirs” N°11 (2009) du 12 octobre 2009 :

Ce vendredi 16 octobre 2009, Bla-Bla fête ses 15 ans et ce sera également ce jour-là l’enregistrement de ses dernières séquences. La production est arrêtée, et l’équipe, dissoute. Bien sûr, le public n’en saura rien pendant quelques mois puisque des rediffusions sont prévues par la direction de la RTBF, comme si de rien n’était.

Un fleuron de la RTBF disparaît donc. On sait que le refrain fétiche de l’ami des enfants, « Beurk la pub », irritait depuis bien des années le monde des annonceurs et tous ceux qui tiennent à amplifier la présence publicitaire sur les antennes du service public.

Lorsque Gérard Lovérius dirigeait la télévision, Bla-Bla était régulièrement regardé par 40.000 téléspectateurs. Ces dernières années, c’était dix fois moins : plus ou moins 4.000 téléspectateurs. Bien entendu, d’autres offres ont séduit le jeune public, mais il faut savoir que la direction de la RTBF a beaucoup fait pour que cette audience s’effondre. Un (ou une) témoin direct m’explique : « Les changements d’horaires ont été nombreux. Les enfants ont perdu leurs repaires et ont été voir ailleurs ».

Mais il y a plus déterminant. En 2004, Bla-Bla est programmé vers 16H45. Myriam Katz, la rédactrice en chef du Ligueur, commentait ainsi cette info de façon prémonitoire dans son hebdo daté du 16 juin : « De nombreux enfants n’en verront que la fin, faute de rentrer suffisamment tôt à la maison... Il y a peu, les émissions pour enfants sont passées de La Une à La Deux (qui ne se capte pas partout en Belgique), aujourd’hui, elles ont changé de tranche horaire et sont plus tôt dans l’après-midi... Jusqu’où va-t-on les reléguer ? Le jeune public, faute d’être accessible aux annonceurs, ne compterait-il plus que pour de la roupie de sansonnet ? ».

En 2007, Bla-Bla est programmé encore plus tôt, à 16H, et Peps (le supplément TV de Sudpresse) titrera en couverture : « Bla-Bla en perdition ». La moyenne des 4 à 14 ans qui regarde l’émission depuis septembre est tombée à 3.561 alors qu’elle était de 7.677 en 2006.

L’un des actes les plus cyniques qu’un diffuseur puisse commettre consiste à dépenser des budgets conséquents pour produire une émission de qualité et programmer celle-ci à un horaire dont il sait pertinemment bien que le public potentiel est dans l’impossibilité matérielle de la regarder.

Et pourquoi la RTBF a-t-elle agi de la sorte ? Dans une de ses questions parlelentaires, Jean-Paul Procureur (qui vient, ce 12 octobre 2009, d’être coopté sénateur CDH) avait à l’époque émis une hypothèse des plus plausible : « Quels éléments justifient ce nouveau déplacement ? On sait que la RTBF ne peut diffuser de publicité moins de 5 minutes avant et après les émissions destinées aux moins de douze ans. Cette interdiction justifierait-elle leur renvoi à une heure moins attractive pour les annonceurs ? Ne devons-nous pas craindre que la chaîne consacre ces plages-horaires à de nouveaux programmes à destination des adolescents ? Nous savons, en effet, que ce public attire les annonceurs publicitaires ».

Toujours grand merci Bernard !