| Bruxelles, le 27 août 2009.
Concerne : La protection des jeunes consommateurs
Madame Rochet,
Votre courriel concernant l’asbl RéAJC m’est bien parvenu et je vous en remercie.
La protection des jeunes consommateurs est bien entendu une préoccupation importante à laquelle l’ensemble des acteurs politiques concernés doivent être attentifs. Je pense toutefois, sans nier la nécessité de certaines mesures plus ciblées, que la politique générale de protection des consommateurs contribue largement à garantir les droits des plus jeunes d’entre eux. La loi du 14 juillet 1991 sur les pratiques du commerce et sur l’information et la protection du consommateur prévoit d’ailleurs une évaluation particulière des pratiques commerciales qui s’adressent à certains groupes de consommateurs, comme les jeunes, en raison de leur vulnérabilité.
Il me semble que l’ensemble des instruments existants doivent pouvoir être utilisés afin de protéger les jeunes consommateurs, aux différents niveaux de pouvoirs concernés. Il est vrai, par contre, que certaines pratiques commerciales, comme la publicité, demandent, plus que d’autres, une attention particulière en ce qui concerne les plus jeunes consommateurs.
Si des mesures peuvent être prises pour encadrer la publicité, comme en matière de fêtes enfantines, le rôle de l’éducation - et donc des institutions communautaires - ne doit pas être négligé. A cet égard l’école doit être non seulement un lieu où l’on apprend aux jeunes à décoder certaines pratiques et certains messages commerciaux, à connaître leurs droits, à consommer de manière responsable et durable.
Quoi qu’il en soit, dans le contexte budgétaire actuel, je ne peux malheureusement pas vous répondre positivement en ce qui concerne l’octroi de subsides à l’asbl RéAJC.
Je vous prie de croire, Madame Rochet, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
(s) Paul MAGNETTE, Ministre du Climat et de l’Energie
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