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      Les jeunes et l’argent de poche
    Communiqué du CRIOC du 19 février 2009
    L’argent de poche des jeunes évolue.

Dans ses études, le CRIOC constate qu’entre 2003 et 2008, les jeunes sont plus nombreux à recevoir de l’argent de poche, mais que les montants sont parfois moindres, même s’ils varient - logiquement - selon la tranche d’âge, entre 16€ et 59€/mois. Face aux pressions commerciales, l’argent de poche est et doit rester un outil d’apprentissage à la gestion d’un budget, rappelle le CRIOC aux parents, aux éducateurs et aux autorités publiques.

Chiffres et constats issus de l’enquête

Les jeunes de 9 à 17 ans sont de plus en plus nombreux à recevoir de l’argent de poche (58% en 2003, 74% en 2008). Ce pourcentage et les montants augmentent avec l’âge. Par rapport à 2003, ce sont surtout les 9 & 10 ans qui sont plus nombreux à recevoir de l’argent de poche, avec une hausse légère de 2%. Après cela, la tendance s’inverse, mais les montants reçus sont plus élevés.

Tous âges confondus, la moyenne octroyée est 31€/mois, c’est-à-dire 5€ de moins qu’en 2006. Les jeunes Bruxellois reçoivent en moyenne plus d’argent de poche (40€) que les Flamands (31€) et que les Wallons (26€). Des montants plus importants sont octroyés dans les ménages de taille réduite, en particulier quand il s’agit de pères élevant seuls leurs enfants (53€). Dans les familles biparentales (31€) ou quand la garde est alternée (26€), les montants sont moindres.

L’argent de poche : du pouvoir d’achat...

Aujourd’hui, les enfants et les adolescents sont non seulement prescripteurs d’achats pour leur famille, mais ils réalisent eux-mêmes de nombreux achats. Raisons du succès de la formule "argent de poche" : des familles de taille plus modeste, à deux revenus, report de la naissance d’un premier enfant, culpabilité des parents qui passent moins de temps avec leurs enfants, ou volonté éducative pour plus d’autonomie des jeunes...

...A l’outil d’apprentissage

L’argent de poche est en effet un outil d’apprentissage à la gestion de l’argent, et est perçu comme tel par les enfants et les adolescents. Ils l’épargnent, chez eux ou à la banque, pour réaliser des achats coûteux. Peu de jeunes l’utilisent pour des dépenses immédiates ou vitales, il s’agit surtout d’achats plaisir : vêtements, jeux vidéo, CD, DVD, cadeaux, cartes GSM, confiseries, cigarettes, boissons, etc.

Face aux pressions commerciales, réhabiliter la fonction pédagogique de l’argent de poche

Les enfants qui reçoivent de l’argent de poche régulièrement bénéficient d’une plus grande variété d’expériences financières et d’une meilleure connaissance de l’usage de l’argent. Même s’il s’agit de montants limités - selon les possibilités de chacun - l’argent de poche donné de façon régulière facilite l’apprentissage du budget, pour devenir un consommateur averti.

Ces enjeux éducatifs sont exploités par les entreprises commerciales, avec le risque que les marques orientent cet apprentissage à leur profit. De fait, les conseils qu’elles fournissent aux jeunes ne sont pas toujours opportuns. Le CRIOC dénonce régulièrement ce problème et constate que des initiatives d’autorégulation sont prises, notamment par le secteur bancaire. Mais des efforts sont encore à réaliser pour plus d’éthique et de responsabilité sociétale des entreprises, financières ou autres, dans leurs relations avec les jeunes. Le code du marketing bancaire vis-à-vis des jeunes doit être revu et approfondi.

C’est aux parents et aux éducateurs qu’il revient de sensibiliser les jeunes à la gestion d’un budget. Une première approche peut avoir lieu dès la fin du primaire, vers 11-12 ans : analyse des dépenses des enfants, rapport entre les entrées et les sorties, épargne, compte bancaire...

Une seconde approche peut avoir lieu en 2ème secondaire, sur base des nouvelles expériences bancaires et informatiques. Avec les 14-15 ans, il s’agit d’approfondir les modes de paiement à distance et le commerce électronique, ainsi que les droits et devoirs du jeune consommateur. Sans oublier les questions relatives aux jobs d’étudiants !

L’étude complète.

Contacts au CRIOC :

Directeur général : Marc Vandercammen, 0475/78.44.51

Service de presse : Mélanie Dutat, 02/547.06.04

Internet :

E-mail : presse@crioc.be

CRIOC, Boulevard Paepsem 20 - 1070 Bruxelles