| Les nouvelles technologies explosent ! Le choix est vaste et l’évolution se fait à une vitesse telle qu’on en veut toujours plus ! Les jeunes sont évidemment plus qu’intéressés par ces "outils" de modernité. Mais l’utilisation de ces technologies de l’information et de la communication, les comportements des jeunes et l’évolution de ces comportements face à ces technologies ne sont pas sans risques ! Tels sont les constats du CRIOC.
Quelques constats pour le gsm
Si depuis quelques années, le taux moyen de possession a très légèrement évolué, on constate cependant une augmentation plus importante chez les jeunes de 13-14 ans.
Le GSM a généralement été reçu des parents en cadeau.
Si la diminution des prix d’achat explique en partie la large diffusion du produit, le succès du GSM ne peut s’expliquer par ce seul motif.
Le GSM constitue un élément d’identification du jeune, un signe de reconnaissance sociale.
Si les cartes prépayées constituent le mode principal de paiement, ce sont les parents qui en sont généralement les « payeurs », néanmoins on constate une augmentation du nombre de jeunes qui utilisent leur argent de poche pour financer leur GSM. L’abonnement est peu répandu chez les jeunes, et le nombre d’abonnés est resté identique depuis 2006.
En matière d’utilisation, les jeunes se caractérisent par l’envoi de SMS. Avec l’âge, le nombre de SMS envoyés augmente fortement, ce sont les jeunes âgés de 12 ans qui envoient le plus de SMS (jusqu’à 20 SMS par semaine).
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Quelques recommandations
En matière de GSM, la question de la mise à disposition du produit dès le plus jeune âge interpelle !
Des essais de mise en marché de téléphones mobiles pour les enfants de 4-5 ans sont apparus. Mais même à neuf ans, le GSM sert plus de moyen de reconnaissance sociale entre pairs que d’outil de communication.
Si l’utilisation des cartes prépayées permet de réduire les coûts d’utilisation, ces cartes sont financées par les parents. Sans doute les parents se sentent-ils « obligés » de répondre aux demandes de leurs enfants en matière d’acquisition. Souvent même le GSM est offert en cadeau « utile » ( !) à l’occasion d’une fête enfantine. Les enfants jouent à fond leur rôle de prescripteur.
Les pratiques des fournisseurs de services méritent à tout le moins un renforcement de la protection des mineurs. Si un premier code de conduite entre opérateurs existe, il a montré ses limites (il est loin d’être respecté par des fournisseurs de service étrangers) et doit être revu pour mieux répondre aux besoins actuels.
La notion d’éducation à l’info-compétence, valide pour la gestion des risques sur Internet, devrait être étendue à la téléphonie mobile, du fait de leur croissante interface.
Les prises de risques constatées pour les jeunes adolescents en téléphonie mobile (fréquence d’appels, de SMS, de jeux, usage des fonctions images et sons) doivent s’accompagner de mesures de protection plus spécifiques, de type double « opt-in » par exemple, afin de les aider à gérer leur budget notamment.
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Quelques constats pour internet
Internet est le média interactif et manipulateur par excellence !
En 2007, les jeunes surfent quotidiennement sur Internet.
Avec l’âge, la fréquence d’utilisation d’Internet augmente. Dès l’âge de 10 ans, les jeunes surfent quotidiennement et plusieurs fois par jour. Cette fréquence est particulièrement importante parmi les jeunes de l’enseignement secondaire technique.
Aujourd’hui la fracture numérique s’est réduite par la mise en place de mesures gouvernementales et une baisse des prix. L’accès au réseau (à large bande) est plus facile mais des problèmes en matière de protection des mineurs doivent encore être solutionnés.
La fracture numérique se situe de plus en plus à un second niveau, qui est celui du savoir-faire, de la gestion des risques, du traitement des informations, ...plutôt qu’au niveau d’un simple accès à l’équipement.
Internet s’est aussi largement développé et de nombreuses marques n’hésitent pas aujourd’hui à proposer des contenus aux mineurs souvent très jeunes, sans que ceux-ci disposent d’un regard critique suffisant pour réagir.
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Quelques recommandations
Internet possède une législation insuffisante car l’utilisation d’Internet n’est pas sans risques.
Si la fracture numérique s’est réduite, les pouvoirs publics doivent continuer à encourager l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les lieux publics, les lieux de vie et d’enseignement et faciliter le développement de contenus publics adaptés, libres de droit et susceptibles d’être utilisés par les jeunes.
Des problèmes en matière de protection des mineurs doivent être solutionnés en matière de :
Respect des pratiques de commerce notamment en matière d’arnaques, achats, surfacturation, pollupostage (spams), responsabilité des infomédiaires (et notamment les sites d’échange), garantie vis-à-vis des tiers de confiance, protection des achats en ligne et modes de paiement.
Respect de la vie privée, notamment en matière de consentement préalable, de collecte systématique et l’utilisation des adresses collectées sans le consentement libre, spécifique et informé des internautes destinataires.
Pratiques publicitaires, notamment les nouvelles techniques comme le marketing viral.
Respect du droit à l’information et à la copie privée.
Dépendance aux jeux.
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